Aujourd'hui je vais vous parler d'Opeth, un groupe de Death Métal progressif suédois, et en particulier de deux albums, Deliverance et Damnation. Imaginés et composés en même temps, ils sont pour moi assez représentatifs de la musique du groupe dans son ensemble. Le concept derrière était de sortir un album clairement heavy et bourrin (Deliverance), dans la continuité des précédents albums, tandis que l'autre serait super calme (Damnation). Opeth est en partie connu pour l'alternance des passages death et des passages en voix claire, accompagnés par des instruments acoustiques. C'était l'occasion de pousser l'idée encore plus loin, en la développant sur deux albums différents.
Deliverance commence d'ailleurs de manière assez agressive, ça hurle, ça double grosse caisse à fond les ballons. Le premier morceau est clairement le plus bourrin de l'album... Mais Opeth a une marque de fabrique qui s'impose d'elle-même, et prendre le groupe pour un nième groupe de death, ou même un groupe qui ne peut intéresser que les amateurs de death (dont je ne fais pas partie) serait une erreur. Tout se joue sur la dynamique, les contrastes, l'alternance de passages death brutaux et de passages calmes / atmosphériques chantés en voix claire et guitare acoustique voire instrumentaux. Le sens de la mélodie aussi, les arpèges clairs ou saturés, le groove de la batterie, les compositions sophistiquées qui dépassent allègrement les 7 minutes, l'utilisation d'accords saturés chelous, les solos de guitare racés sans shred tout en mélodie... Les morceaux présentent une densité et un rythme qui ne dépayseront pas les amateurs de musique progressive.
Ecouter Damnation juste après peut choquer. Ce dernier est assez inhabituel pour un album provenant d'un groupe de Death Métal, il ne présente pas de chant hurlé, avec 90% de son clair à la guitare, une batterie tout en finesse. La part belle est donnée aux solos mélodiques, aux interludes instrumentaux accompagnés de Mellotron. On sent les influences de groupes comme Camel mais aussi plus récents comme Porcupine Tree (Steven Wilson s'occupant d'ailleurs de la production de cet album). On trouve même un morceau instrumental, apportant une touche finale à la mélancolie de l'album, illustrée précédemment par les textes qui parlent majoritairement de beauté et de souffrance, comme cela se fait habituellement chez Opeth. Mais ces nouveaux arrangements pour leur musique montrent cet aspect sous un nouveau jour pas déguelasse.
Voici des extraits du DVD Lamentations sur YouTube (dans lequel le groupe joue la quasi-totalité de ces deux albums en live, avec deux sets séparés de la même façon que les deux albums) :
Windowpane (Damnation)
Master's Apprentice (Deliverance)
Ne passez pas à côté de ces deux bijoux !
PUBLIE PAR WOLFEN
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1 commentaire:
Et bien oui on peut poster des commentaires sans être loggé !
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